La Tête en friche
de Marie-Sabine Roger
Germain Chazes, 45 ans, 110
kilos de muscles, tête en friche et narrateur de ce roman, se
méfie des mots et de ceux qui parlent 'tout en guirlande et poils de cul'. Il vit dans une caravane au fond du jardin de sa mère et passe son temps entre le bistrot et le jardin public. Lui-même reconnaît qu'il est assez intelligent pour
voir à quel point il est bête. Sur un banc du jardin public, il rencontre Marguerite, une toute petite vieille dame de 86 ans. Elle s'échappe souvent de sa maison de retraite pour observer les
pigeons. Cette vieille dame réservée et cultivée l'émeut et le fait rire, ne fait pas la fière et l'appelle 'Monsieur'. Il suffit de quelques jours pour qu'ils deviennent 'complices', un mot qui n'appartenait pas jusqu'alors au vocabulaire
de Germain. Auprès de Marguerite, Germain va découvrir
un nouveau monde, celui des mots et des livres. Marguerite aime faire la lecture à voix haute, et voilà Germain, le
presque illettré, embarqué au côté d'elle dans 'La Peste'
de Camus. De lectures en lectures, c'est le pouvoir des livres
qu'il explore, qui ouvrent en lui un monde nouveau. Et
sa vie en est bouleversée. Avec Annette, sa copine,
maintenant 'il ne baise plus', 'il fait l'amour.' Et à fréquenter les bibliothèques, même ses conversations de comptoir prennent un
tour inattendu et souvent hilarant...
Peut-être une histoire d'amour...
Par Martin PAGE
Virgile a 31 ans, vit à Paris, travaille dans la pub, est célibataire et n'est pas contre un verre de Bourgogne de temps en temps. Un jour, il reçoit un message de Clara sur son répondeur. Elle lui annonce qu'elle le quitte. Or, Virgile en est persuadé, jamais il n'est sorti avec une Clara... à moins qu'il ne soit terriblement malade et qu'il l'ait oubliée (Virgile est un brin hypocondriaque!). Il passe alors une batterie d'examens, passe même un scanner. Quel sera le diagnostic?
Où on va papa ?
de Jean-Louis Fournier
'Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ?J'avais honte ? Peur qu'on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que
c'était pour échapper à la question terrible : 'Qu' est-ce qu'ils font
?' Aujourd' hui que
le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis
de plus en plus biodégradable,j'ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu'on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas d'eux seulement une photo sur une carte d'invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n'ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les
supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange. Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d'une
catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d'eux avec le sourire. Ils m'ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement. Grâce à eux,j'ai eu des avantages sur
les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n'avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus
tard, on a su rapidement que ce serait : rien. Et surtout, pendant de nombreuses années,j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux,j'ai pu rouler dans des grosses voitures
américaines.' Jean-Louis Fournier
Le Voyage du fils
d'Olivier Poivre d’Arvor
Qui se souvient de ce jeune Chinois venant chercher les cendres de sa mère défenestrée à Belleville quelques semaines plus tôt ? S'inspirant de ce fait divers, Olivier Poivre d'Arvor compose un roman où se croisent plusieurs destins. Il y a là Fan Wen Dong, âgé d'une vingtaine d'années, garçon sensible et poétique, d'une beauté étrange et d'une infinie tristesse, encombré d'une cage, d'un oiseau de feu et d'une urne de jade. Anne Latour, qui réalise un documentaire sur Marguerite Duras, a un besoin éperdu de concevoir un enfant avant qu'il ne soit trop tard et rencontre brutalement son 'amant de la Chine du Nord' à la faveur d'un accident. Thomas Schwartz, intellectuel humaniste, prend en charge le jeune Chinois comme s'il était le fils qu'il n'a pas eu de la mère morte... Ce 'Voyage du fils' tisse, en brefs chapitres, une histoire de solitudes, de désirs, de rencontres intenses, de passions amoureuses, sur fond de face-à-face impossible entre la Chine et l'Occident, le nanti et le démuni, l'exilé et son hôte.
La Caissière
de Catherine Moret-Courtel
Rien ne prédestinait Michèle,
la cinquantaine, à travailler dans la Grande Distribution. Mais le décès subit de son mari artisan lui impose d'accepter un poste de caissière dans un hyper planté en pleine zone industrielle, au fin fond de la Picardie. Son quotidien est rythmé par ses horaires de travail : se lever
aux aurores, prendre le bus, retrouver ses collègues, Pierre,
le poissonnier, ou encore Annette dite Cléopâtre, s'installer à sa caisse, faire attention
aux clients, aux vols, au Chef. Puis, à la fin de la journée,
rentrer dans sa maison vide... Voilà sa vie
de caissière. D'ailleurs, on ne dit plus 'caissière', mais
'hôtesse de caisse'. Pourtant, l'élégance hypocrite
du terme ne garantit ni la correction de l'employeur ni la courtoisie du client. Alors, Michèle observe sans complaisance cet univers dédié à la consommation. Mais la nuit, Michèle rêve. Elle se
voit différente. Conquérante. Gagnante. Ainsi, les jours commencent à changer imperceptiblement. Elle qui subissait sa vie se met à prendre des décisions, à provoquer des rencontres, s'extirpant
peu à peu du malheur.
de Colombe Schneck
Est-ce qu'on me pardonnera d'avoir été aimée à ce point ? se demande la narratrice. Est-ce qu'on lui pardonnera la chance inouïe d'avoir passé les vingt-trois
premières années de sa vie au 'Val de Grâce' ? Comment oublier
200 mètres carrés dans un immeuble haussmanien, rue du Val de Grâce, au coeur de la capitale ? Comment oublier les odeurs, le toucher d'un appartement dont on connaît le moindre recoin, la
moindre éraflure ? Les nombreux meubles, l'accumulation des objets, l'originalité des décors, le papier doré et argenté des murs ? Comment oublier l'enfance heureuse, préservée, qui donne droit à tout : aux
confiseries et à la boulangerie à compte ouvert ; à la patience de Madame
Jacqueline ; aux rêves de princesse de
contes de fées ? Au Val de Grâce, tout devient beau, tout y est magique. Tout paraît éternel. Les enfants ne voient pas le manque d'argent. L'usure, le
temps qui passe. On ne leur raconte pas la douloureuse histoire
familiale, les parents juifs immigrés fuyant la Shoah. Mais cette histoire
a son terme au bout de vingt ans. La disparition de la mère sonne la dernière fête, puis la liquidation du Val de Grâce. C'est l'enfance qui s'en va, les traces des parents, les souvenirs joyeux. Chez soi, en soi, on conserve un mini Val de Grâce, de précieuses
reliques. Un jour, alors que la vie est en miettes, on comprend qu'il faut liquider Val de Grâce, le faire revivre une dernière fois pour mieux refermer la porte sur le passé.
Dans la tête de Sheherazade
de Stéphanie Janicot
Sheherazade, 30 ans, dirige un talk-show renommé, et sort avec l'une des stars du Paf. Personne ne soupçonne en elle un pur produit de l'intégration républicaine. Fille d'un bistrotier marocain du Ve arrondissement de Paris, éduquée au lycée Louis-le-Grand, elle se sent liée à des surdoués atypiques ivres
d'ennui comme à ses cousins de banlieue. Portrait des clichés modernes racistes et machistes.
J’aime pas l’amour... ou trop, peut-être
de Vanessa Caffin
Pour Alice, écrivain à succès en pleine crise de la trentaine, l'amour ne dure pas et ne prévient pas quand il s'évanouit. Son fiancé la trompe et son entourage, dont les états d'âme sont envahissants, cache d'inavouables secrets : amours tortueuses et rondes amoureuses, jeux de dupes, tout le monde cache sa vraie nature...

Les Portes de louviers


Contes d'errances, Contes d'espérance
Un homme qui se prétend rescapé du Diable, curieux.
Cinquante-sept aventures inoubliables.
Depuis plus de vingt ans que Pierre Bellemare et son équipe scrutent
le crime sous toutes ses
Amour, haine, sexe, argent… Parfois la passion l’emporte, brutale, aveuglante. Alors, en un instant, les êtres en apparence les plus raisonnables basculent, deviennent fous,
hors-la-loi, criminels. Ainsi Myrna, l’employée de supermarché, sera-t-elle la meurtrière de toute sa famille. Ainsi la passion d’un père pour son bébé fera-t-elle de lui un kidnappeur. Ainsi
Pierre, paisible chasseur du dimanche, entamera-t-il un soir, pour venir en aide à une inconnue, la plus implacable des chasses à l’homme…
intégrante des
Pays de la Loire, elle conserve à l’ancien Poitou une







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