Surprenez-nous, et surprenez-vous aussi si possible, en écrivant ce que l'image ci-dessus vous inspire, et que vous êtes seul à percevoir.
Un jour je ne sais plus dans quelles circonstances on nous a dit que tu était malade
Un cancer foie/poumon...une aberration, tu n'as jamais bu, ni fumé
A aucun moment je n'ai voulu comprendre que tu pouvais partir à tout jamais jusqu'à ce samedi matin ou en arrivant chez toi, j'ai trouvé une ambulance et des infirmiers qui t'enlevaient. Tu
souffrais le martyr mais tu m'as souris, timidement, douloureusement. Toi la grande femme forte de mes jours heureux, je te trouvais si petite tout à coup sous ce drap blanc.
Cette fois ci ce ne fut qu'une alerte, mas elle m'a vraiment fait prendre conscience du risque que tu encourrais.
A partir de là très vite ton état s'est dégradé. Cette année là, j'ai passé auprès de toi toutes mes vacances de février. Seule dans ta cuisine à tenter de réviser un bac blanc dont je me foutais
royalement, surveillant à chaque seconde ton souffle par le baby call.
Mes cours ont repris, mes leçons de conduite aussi..un emploi du temps chargé mais mes pensées jamais ne tte quittaient. Puis les vacances de Pâques sont arrivées et j'ai à nouveau passé mes
vacances près de toi. Seuls 3 jours devaient me permettre de valider mon futur job d'été. Ce mardi soir en rentrant j'ai moi, il y avait plusieurs de mes cousins et cousines mais aucun parent,
alors j'ai compris que le pire était proche. Moins d''1/2 heure plus tard maman téléphonait, tu n'étais plus.
Les jours qui ont suivi restent les plus douloureux de ma vie,.
Depuis cette date fatidique, la vie a repris ses droits, il le faut bien, mais plus rien n'a le même gôut.
Au bout de ce pont il y a toi, dans ce brouillard il y a moi.
Quand nous retrouverons nous enfin?.
Qu'aurais tu pensé de ma vie, aurais tu aimé ma maison aménagée par tes fils ... tradition familiale oblige, aurais tu apprécié mon beau frère, aurais tu ris des facéties de Jérémy,
Cindy, Noémie, Lilou, Téo, Lou-Ann, Léonie, Alexis, Laura, Cloé, Alexy, Adrian, Chloé, comme tu riais de celles de Nico, Fred, Titi, Manu, Marina, Bertand, Richard, Alain ou des miennes.
Aurais tu perdu ta joie de vivre en perdant ta fille de la même maladie que toi ou ton petit fils qui s'est bouffé un pylone ce con !
Ou que tu sois, saches que je ne t'oublie pas et que ton absence est aujourd'hui aussi douloureuse qu'il y a 15 ans. Mon coeur saigne et mes yeux te pleurent, ta voix n'est plus en moi mais
ton visage m'accompagne tout au long de ma vie
Vos avis